Planck

De 2009 à 2013, le satellite européen Planck a scruté la voûte céleste afin d'analyser le fond diffus cosmologique, cette lumière émise 380 000 ans seulement après le Big-Bang. Avec à la clé, de précieuses informations sur la naissance de l'Univers et sur la formation des grandes structures.

Selon le modèle du Big-Bang, l'Univers primordial était très lumineux. Si cette lumière s'est considérablement diluée au cours de l'expansion de l'univers, elle peut toutefois encore être détectée en scrutant le ciel. Ce rayonnement, appelé « fond diffus cosmologique », a été analysé de mai 2009 à octobre 2013 par le satellite Planck. Grâce à ces observations, les astrophysiciens ont pu « photographier » l'Univers tel qu'il était 380 000 ans seulement après sa naissance. Avec à la clé, de précieuses informations sur sa naissance, ainsi que sur les mécanismes qui ont présidé à l’apparition des galaxies.

Pour observer les restes de cette lumière primordiale, Planck disposait d'un télescope d’un diamètre de 1,5 m, et de deux instruments : LFI (Low Frequency Instrument) et HFI (High Frequency Instrument), un instrument opérant dans le rayonnement dit « submillimétrique », une gamme du spectre électromagnétique émise par des objets très froids. La mission PLANCK était une mission d'astronomie du programme de l'ESA, dans laquelle le CNES était impliqué à deux titres : d’une part en raison de sa contribution au programme scientifique obligatoire de l’ESA, et d'autre part via sa participation à la réalisation de l’instrument HFI, dirigée par des équipes scientifiques françaises, et de son centre de traitement de données.